27 février 2009

Trucs maison pour faire fi de la récession


Ça y est , hier j'ai acheté le nécessaire pour partir mes semis à l'intérieur. Compost mature, vermiculite, et mélange à cactus (j'aurais voulu du sable horticole, mais j'en n'ai pas trouvé ni à ma pépinière du coin, ni chez Canadian Tire...) pour créer mon propre mélange maison pour semis. J'ai pris la recette dans le livre d'Yves Gagnon qui recommande 30 % de compost mûr, 60 % de vermiculite et 10 % de sable. Je me suis également procurée un petit cahier fort intéressant publié chez les Éditions Pratico-pratiques, Je fais mes semis. J'ai beaucoup aimé le répertoire de semis pour les annuelles et les vivaces qui contient, entre autres, les dates de démarrage des semis intérieur et/ou extérieur, des conseils selon chacune des plantes, des suggestions de semis pour débutants, etc. Il est également bien illustré par les photos de l'horticultrice Julie Boudreau.


C'est dans ce même cahier, ainsi que dans un livre emprunté à ma bibliothèque municipale, Semences et bouturage (Éditions Modus Vivendi), que je suis tombée sur un truc maison que je trouvais génial. Le voici :

Fabriquer ses propres godets à semis 
Avis aux abonnés de journaux, voici un truc super pour créer ses propres petits pots en récupérant vos quotidiens. Ils seront idéals pour les semis qui détestent la transplantation (par exemple: le melon, le basilic, le tournesol mexicain, le zinnias rampant, la lavatère, la gloire du matin,  l'aneth, le lupin, la bourrache, etc.). 
Voici les étapes de confection du godet :

- Découper des bandes de papier journal sans encre de couleur de 10 cm x 20 cm.


- Enrober de bandes de papier un verre ou autre contenant ayant un fond de 6 à 8 cm de diamètre -j'ai pris ici un simple verre IKEA. En utiliser 7-8 par godets. Laisser 3-4 cm de bandes de papier dépasser en bas du verre.


- Coller avec du papier collant sur un côté ou ficeler le godet pour en suite le glisser hors de son moule.


- Replier le fond du godet et finaliser le haut en le repliant légèrement.

- Remplir de terreau à semis et y loger les graines !

On pourra planter directement le godet en terre dans le jardin au printemps (en ayant pris soin de retirer le papier collant): il se décomposera sans problème.

Je trouve que le godet de papier remplace avantageusement le petit pot de tourbe puisque ce dernier matériau même s'il est naturel et biodégradable est une ressource qui nécessite des milliers d'années pour se former. L'utilisation de la  mousse de sphaigne demeure un sujet controversé; certains groupes écologistes affirment que c'est une ressource non renouvelable, alors que des scientifiques québécois assurent que c'est une ressource renouvelable et semblent le confirmer par divers projets de restauration de tourbières.

Une source de chaleur négligée
J'ai trouvé un autre truc dans un livre que je vais tester très bientôt pour mes piments d'Espelette. À défaut de tapis chauffant, j'installerai le plateau de semis sur le dessus du réfrigérateur ! Voilà une excellente idée pour récupérer de la chaleur perdue !


25 février 2009

Une nouvelle activité horticole...

Je ne pouvais pas laisser filer l'occasion de partager avec vous cette découverte un peu louche...Ma mère m'a fait parvenir un lien du magazine Protégez-vous qui présente des dizaines de traductions de l'anglais vers le français de publicités ou de modes d'emplois qui, soit torturent le petit soldat de la langue française en vous, soit vous font pisser dans vos culottes....

Voici celui qui m'a bien fait rire, puisque qu'il a un lien (fort lointain) avec ma profession :

Alors, ça y est ! Cet été je me mets au jardinage de soutien-gorge ! Je crois que le voisinage aura un ragot croustillant à se mettre sous la dent !

19 février 2009

Un cadeau de moi à moi


Il y a deux jours que j'ai reçu mon premier envoi de semences, celles que j'ai commandé avec La Société des plantes. Comme une enfant, j'ai secoué l'enveloppe qui m'a répondu d'un joli chuchotement plein de promesses ; des petites graines qui n'attendent qu'un peu de chaleur, d'eau et de terre pour faire éclore leurs odeurs, leurs couleurs et leurs feuillages.

***
Etre horticultrice est une chose, mais avoir son terrain pour concrétiser sa passion, c'en est une autre. En fin mars, cela fera un an que nous habiterons notre maison. Je me revois le jour du déménagement, les yeux un peu humides, en train d'admirer le grand frêne blanc dans la cour arrière, d'évaluer la superficie du terrain avec déjà un trop-plein d'idée pour l'embellir. Enfin, j'avais mon terrain de jeu !

C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis amusée à dessiner sur de simples feuilles les plates-bandes d'annuelles qui cerneront la maison pour l'été 2009. Sur ma table à dessin, le vrai plan d'aménagement se complète tranquillement, puisque de toute façon nous n'avons pas tous les sous pour réaliser les plantations de vivaces et d'arbustes cette année. Alors, en attendant, on comble l'espace d'annuelles, de vivaces que l'on sème ou de vivaces orphelines ramassées au boulot l'été passé.
***Comme mon potager n'a guère été productif en 2008, cette année, je mets tomates, basilic et persil dans d'immenses pots sur le patio en béton,  là où la période d'ensoleillement est la plus longue. Juste en bas du patio, ce sont les Amaranthus hyppochondrias et les Cleome hassleriana qui seront les grandes vedettes avec à leurs pieds la bourrache, les capucines 'Empress of India', la camomille et le blé "Utrech blue". J'ai aussi en tête la confection de bacs à fleurs avec des palettes de bois recyclée (ou la la on verra ici mes talents de menuisière...) qui accueilleront les piments d'Espelette, le Plectranthus argenteus, la Cobaea scandens et quelques fines herbes supplémentaires.

18 février 2009

Des fleurs à manger


Ma mère est une jardinière urbaine, toujours à la recherche de nouvelles idées. Comme ses tomates ne poussent guère dans le petit carré près de son escalier, car le soleil y pointe ses rayons que quelques heures par jour, elle a eu l'idée de planter pour l'été 2009 des fleurs comestibles.

Avec elle, j'ai regardé pour quelques plantes annuelles ou vivaces intéressantes et je désirais livrer ici le résultat de nos recherches. Vous même cultivez des fleurs comestibles ? Faites-nous part de vos préférées !

1) La capucine (Tropaleum majus) : En voici une qui nous vient en tête facilement. Avec ses couleurs chaudes variant du pêche au orange, elle agrémente bien les bordures du potager ou d'une plate-bande. Elle est facile à cultiver, autant pour les enfants que pour les adultes, et il est préférable de la semer directement en terre, plutôt qu'à l'intérieur. La capucine aime les situations ensoleillée ou semi-ombragée. Cette année, j'essaye la vieille variété "Empress of India" qui a un port buissonnant compact et une belle petite fleur orange feu. Essayez les fleurs qui ont un petit goût piquant dans les salades (avec fenouil, estragon,
menthe ou ciboulette) et sandwichs ou utilisez les boutons floraux conservés dans le vinaigre pour remplacer les câpres !

2) Le souci des jardins (Calendula offinalis) : Elle est jaune, tangerine ou vermillon et provient originalement du sud de l'Europe, quoiqu'elle soit aujourd'hui connue pour ses nombreux cultivars (Botanica). Regardez la liste d'ingrédients de vos crèmes pour le corps et vous découvrirez sûrement qu'elles contiennent du souci puisque c'est une plante fortement prisée pour ses propriétés médicinales (cicatrisante, calmante et antiseptique). L'inflorescence du Calendula peut être double (Calendula 'Touch of red"), mais pour ma part, je cultive la simple. Encore une autre annuelle facile à cultiver : on la sème au soleil lorsque les risques de gel sont passés et elle fleurira quelques semaines plus tard ! Elle se ressème aisément et vous pourrez donner des semences à vos amis la même année. On décore les salades de fruits et les gâteaux des fleurs de souci. On peut même l'utiliser pour donner une teinte orangée aux plats, tout comme le safran (saveur différente et coût moindre !). À faire pousser au soleil ou demi-soleil.

3) L'hémérocalle: C'est bête, mais on y pense pas à celle-là ! Et pourtant ! L'été passée je me suis amusée avec mes collègues du Parc Jean-Drapeau à essayer de manger différentes fleurs d'hémérocalles. Comme la collection du Parc est impressionnante, j'avoue ne pas avoir tout goûté...Malheureusement, je ne me souviens pas du nom de celle que j'ai préférée, mais elle avait les pétales d'un pêche foncé et surtout, ces mêmes pétales étaient "épais"; ils offraient une texture fort intéressante en bouche ! Bref, j'aurais agrémenté une salade ou une gâteau aux fruits avec ces pétales.

4) Les Violettes: Toutes les Viola sont comestibles. Le guide québécois Les plantes sauvages printanières de Gisèle Lamoureux ( 1975) indique que les "Les feuilles et les boutons floraux sont comestibles et de saveur maximale au printemps; ils se mangent en salade, en soupe ou cuits comme lé
gumes (...). Les fleurs sont parfois confites et mangées comme friandises. " Un autre
de mes livres suggère de cultiver la Viola odorata, car elle serait la plus parfumée de toutes les violettes. Elles préfèrent les sites humifères et frais, donc au demi-soleil ou à l'ombre. Les fleurs peuvent être également prises en infusion (30g de fleurs séchées par litre d'eau bouillante) et seraient un bon sédatif.

5) La lavande ( Lavandula) : Cette plante jouit d'une popularité extraordinaire et pour cause ; elle sent tellement bon. N'hésitez pas à rabattre à 10 cm du sol votre lavande à chaque printemps, elle n'en sera que plus fourni ! Cette plante se plaît dans les conditions difficiles, donc ne lui donnez pas d'engrais et offrez-lui un site très ensoleillé, voire aride. On peut utiliser ses fleurs confites pour décorer les gâteaux ou parfumer du lait qu'on utilisera pour faire des glaces (Jardins d'herbes, Marie-Françoise Valéry).

6) Les fleurs de zucchinis...oui, oui, ça se mange ! Si vos zucchinis (Cucurbita pepo) ne parviennent pas aux fruits, comme ce fut le cas pour moi l'été passé, récoltez au moins les fleurs et faites z'en une recette épatante : des fleurs de zucchinis farcis ! Une amie m'avait fait goûter sa recette et j'avais adoré. J'ai trouvé une autre recette sur le net que je confesse ne pas avoir essayé, mais miam ! que ça l'air bon ! On sème les zucchinis au jardin puisque qu'ils demandent peu de temps pour croitre. Yves Gagnon, dans La culture écologique des plants légumières recommande les variétés suivantes : Dark Green, Black Beauty et Gold Rush. L'été passé j'ai essayé la variété italienne "Costata Romanesco".

Voilà une liste peu exhaustive...mais qui ne demande qu'à être allongée !

Image du Calendula tirée de Jardin d'herbes, de Marie-Françoise Valéry. Image de Viola odorata tirée de Wikimedia.

12 février 2009

Une pluie de février peut-elle être réjouissante ?

Moi, je dis que oui ! Comme a dit mon copain hier : "Wow, j'avais oublié comment c'était l'fun du temps doux..."
Et moi j'ai vu un bout de plate-bande dénudé et ça m'a tout émoustillée ! Printemps, printemps, prinnnnnntemps ! 

Bon. Ça suffit ! J'en suis à me faire des plans dans la tête de comment je vais patenter mes semis de tomates, de fines herbes et d'annuelles. Je devrais être pas pire en terme de quantité, c'est-à-dire que je n'ai pas trop de semis à partir à l'intérieur. Les calendulas, les melons, les courges, les digitales pourront attendre les premières chaleurs pour être semés directement en terre. Mais je reviens à mes semis d'intérieurs : où et comment vais-je les installer ? 

En avril passé, j'avais installé mes cabarets de semences dans la même pièce qui, dans quelques semaines, servira de chambre pour mon fils...alors on condamne ladite pièce ! Il me reste le bureau et le sous-sol, mais chauffer ces pièces autour de 25 degrés Celcius va nous coûter cher...De plus, je n'ai pas d'étagère, ni de table, ni de lampe, ni de tapis chauffant... Bref, j'ai pas grand chose, mais en même temps j'aime bien me creuser le ciboulot pour trouver des alternatives peu coûteuses.

Je vous reviens avec mes solutions ! Et vous, comment installez-vous vos semis dans votre maison ???

11 février 2009

Cultiver ses vers


Ayant reçu récemment un message d'un blogueur sur le vermicompostage, je tenais à vous informer qu'il existe un modèle de vermicompostière récent dont Veseys se fait le vendeur. Je ne sais pas ce qu'il vaut réellement, mais il m'a l'air bien fait. Le modèle peut être intéressant pour ceux et celles qui ne veulent pas se lancer dans l'autoconstruction de ce genre de compostière...

Il peut aussi être intéressant pour ceux et celles qui désirent composter à l'intérieur l'hiver parce que cela s'avère plus facile que d'enfiler ses bottes et ses raquettes pour marcher jusqu'au bout de la cour pour jeter ses déchets de table dans la compostière  (clin d'oeil ici à une A-M. de Québec !)

Vermicompostière chez Veseys (Worm Factory) :99, 95 $. Vous pouvez aussi pour procurer les vers chez la compagnie, mais sincèrement 50 $ pour une livre de vers à compost je trouve cela exagéré !

Crédit de l'image : Vesey

03 février 2009

Une cabane dans un arbre...pour les grands !

Tree House Castle, Irelande. Image tirée du site Blue Forest.
En faisant le tour de mes signets dans la section jardin, je suis (re)tombée sur un site britannique qui fait rêver...Une compagnie qui vous construit la maison dans les arbres de vos rêves ! Blue Forest fait de simples maisons dans les arbres tout comme elle peut vous construire un super cabane pouvant accueillir plusieurs visiteurs pour faire, tiens pourquoi pas, des conférences...Évidemment, assurez-vous de posséder  un très bon budget ( un minimum de 15 000 livres sterling, soit environ 27 000 dollars canayens...) pour avoir ce genre de projet dans votre cour.
Fibonacci Tree House. Image tirée du site Blue Forest.

Toutefois, il est permis de rêver !

Article remis à jour le 27 novembre 2013.


01 février 2009

Le jardin sculpté

S'il y a bien quelque chose qui manque souvent au jardin québécois, c'est bien les sculptures ! Beaucoup de plantes et peu de structures (clin d'oeil ici à un jardinier nommé Louis P. !) En effet, une structure, un élément minéral, une statue apporte souvent à un espace fleuri, ou tout simplement vert, une touche originale, un contraste bienfaisant avec le végétal, un équilibre. Je ne suis pas spécialiste de la chose, loin de là, mais j'avoue aimer retrouver une oeuvre dans un jardin, oeuvre qui saura évidemment capter mon regard et titiller l'imaginaire.

Une collègue du Parc Jean-Drapeau, Martine B., m'a fait parvenir la semaine passée des
 informations sur un designer de jardin britannique, Anthony Paul, qui avec l'aide d'un
 conservateur nommé Hannah Peschar, a conçu l'espace Black and White dans le Surrey. Je n'ai pas pu voir le documentaire réalisé sur ce jardin sur la chaîne Planète, mais le site internet The Hannah Peschar Sculpture Garden vaut le détour. De belles oeuvres réalisées par différents artistes y sont présentées : ça donne le goût d'être riche et de s'en procurer 2-3 pour les admirer chez soi !
Le site d'Anthony Paul regorge également de beaux projets qui démontrent un talent magnifique chez ce passionné : un jardin en Provence lumineux qui met à l'honneur la classique lavande dans une totale exubérance, un jardin anglais aux lignes droites et épurées qui conserve une ambiance intime...Des projets inspirants comme je rêve de concevoir !

***
Dans mon jardin, il y a peu de structure: la seule que j'ai eu le temps de créer est un tuteur à trois pieds bricolé avec des branches élaguées de nos arbres ! Et mon fruit de la passion l'a bien enrobé l'été passé, alors pour l'admirer c'était un peu difficile...Mais, c'est un début ! 

Le hic avec les structures c'est que pour en avoir il faut habituellement un peu pas mal de sous...Malgré cela, peut-être est-il possible d'arriver à intégrer au jardin des oeuvres conçues soi-même avec du matériel recyclé ? Je crois que c'est une avenue fort intéressante surtout qu'elle permet d'exploiter ce petit côté artiste qui est souvent remisé dans un coin quelque part en nous...


Tiens, ça m'intéresse!

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