jeudi 30 juin 2016

Que faire avec les feuilles de lavande?

Mon amie Judy qui démarre son entreprise de produits cosmétiques à base des plantes qu'elle cultive m'a récemment demandé si les feuilles de lavande ( Lavandula angustifolia ) avaient certaines utilités. Quand j'ai le temps, j'aime bien répondre à ce genre de question sur le blogue pour vous partager mes découvertes!
Planche du livre Plantes médicinales, GRÜND, 1986.
 Ce sont principalement les fleurs de lavande qui ont un intérêt puisqu'elles contiennent jusqu'à 3% d'huile essentielle parfumée. Quant aux feuilles, elles partagent évidemment le parfum des fleurs mais en plus subtil. Voici donc 3 utilisations pour profiter aussi de leurs vertus.
Lavande en fleurs en cette fin juin. Par Jasmine Kabuya Racine.

VINAIGRE À LA LAVANDE

Dans un bocal de 1 L, déposez les ingrédients suivants:
- 3 gousses d'ail pilées
- une poignée de feuilles séchées de lavande, de sauge, de thym et de romarin

Maintenant, remplissez votre bocal d'un vinaigre au choix (vinaigre de vin blanc ou de cidre de pomme) et fermez-le. Il faut laisser le tout macérer pendant 2 semaines dans un endroit sombre. Après ce délai, filtrez et mettez de côté.

Dans une jolie et pratique bouteille, déposez:
- quelques gousses d'ail entières ou broyées
- 1 à 2 tiges de lavandes, de sauge, de thym et de romarin
- des pétales de rose ou de fleurs de jasmin (facultatif)

Finalement, versez dans la bouteille votre vinaigre macéré auparavant puis, refermez avec un bouchon en liège.  À utiliser dans vos plats!

Vous pouvez également cuisiner les feuilles fraîches avec parcimonie pour parfumer des gelées et des salades. Elles s'ajoutent également aux plats d'oeufs ou de poissons et aromatisent une sauce, des pommes de terre ainsi que des viandes. Depuis des années, mon conjoint aime bien en ajouter à sa sauce tomate!
Feuilles de lavande. par Jasmine Kabuya Racine.
POT-POURRI

Vous voulez faire fuir des mites de votre maison ou vous désirez répandre une bonne odeur dans un tiroir de vêtements? Le pot-pourri est l'idéal. Voici une recette à essayer:

- 1 tasse de lavande séchée
- 1 tasse de pétales de rose séchés
- 1/2 tasse de fleurs d'héliotrope séchées
- 4 cuillères à soupe de thym séché
- 4 c. à soupe de noix de muscade râpée
- 1 c. à thé de racine d'iris en poudre (on en trouve ici au Québec)
- quelques fleures séchées de pélargonium, calendule ou de grande camomille.

Mettez ce mélange dans un joli bol ou confectionnez un sachet en plaçant le mélange dans un carré de tissus que vous ficelez ensuite. Placez votre bol ou votre sachet près de vos vêtements, dans le garde-robe ou dans vos tiroirs de vêtements.

Les 2 recettes précédentes sont tirées du livre 50 plantes utiles de François Gariépy, Éditions Michel Quentin.

POUR APAISER LES PIQÛRES
Les feuilles froissées semblent calmer les piqûres d'insectes. J'essaye à ma prochaine piqûre!

dimanche 26 juin 2016

Adoptez l'indigène cet été!

Voici un article paru orignalement dans le Journal Verdure, volume XXXIII, No juin 2016, de l'organisme Crivert. En vous souhaitant de belles découvertes!


Elles sont autour de vous, discrètes ou flamboyantes.  Elles sont l’habitat exclusif du monarque ; elles produisent le sirop tant attendu de nos printemps ; leur abondante présence a donné leur nom à Chicago et le jus extrait de leurs tiges soigne les affections mineures de l’herbe à puce. Ce sont l’asclépiade commune, l’érable à sucre, l’ail des bois et l’impatiente du cap. Toutes des plantes indigènes !

Dans une cour d'école, l'onagre bisannuelle (Oenothera biennis), une indigène pleine d'utilités. Par Jasmine Kabuya Racine.
Cet été, faites plus ample connaissance avec elles et pourquoi pas, adoptez-les au jardin. Mais d’abord, qu’est-ce qui distingue une plante indigène de celle naturalisée et que signifie plante sauvage? La plante indigène est celle qui est présente dans une zone donnée (au Québec par exemple) avant la colonisation européenne. Le sont l’onagre bisannuelle, la verge d’or et l’achillée mille-feuilles.
Trèfle alsike ( Trifolium hybridum), une plante naturalisée. Par Jasmine Kabuya Racine.
La plante naturalisée a été introduite de façon accidentelle ou volontaire. Cette dernière s’est adaptée à son milieu, se comporte telle une indigène et se reproduit dans son nouveau milieu sans aide. Le trèfle blanc a été volontairement apporté comme plante fourragère alors que l’anthrisque des bois aurait été introduite par inadvertance. Plantain, bourse-à-pasteur et salicaire font également partie des naturalisées.  Finalement, les plantes sauvages incluent les indigènes et les naturalisées !
L'asclépias de Syrie (Asclépias syriaca) est beaucoup moins mauvaise herbe depuis qu'on reconnaît son importance comme place nectarifère et la valeur de ses aigrettes comme rembourrage. 
Ainsi donc, depuis quelques années les plantes indigènes se voient récompenser d’un engouement tout neuf pour plusieurs raisons. Elles sont rustiques, fiables, nécessitent peu de soins et sont d’habitude magnifiques. De plus, leur présence contribue à augmenter la biodiversité : elles offrent souvent nourriture, lieu de reproduction et habitat à la faune.

Afin de voir une plante indigène s’épanouir en santé dans votre jardin, retenez ceci « la bonne plante au bon endroit» : sachez offrir les conditions idéales à l’espèce choisie pour la voir vivre en santé sans besoin d’intervention à tout moment!

6 plantes à découvrir

Tirailla cordifolia  sous l'ombre légère d'une épinette. Par Jasmine Kabuya Racine.
Tiarelle à feuilles en cœur (Tiarella cordifolia: admirable couvre-sol qui pousse rapidement dans un sol humifère et frais. Supporte sols acides. Ses feuilles ressemblent à celles de l’érable et possède une couleur chartreuse au printemps. Des épis blancs crème apparaissent en mai et la fait passer de 15 à 30 cm de haut. Ombre/Mi-ombre
Myrica gale dans son élément naturel. Par Jasmine Kabuya Racine.
Myrique baumier (Myrica gale) : surnommé bois sent-bon, il borde les rivières et les lacs, donc intéressant pour la revitalisation des berges. L’arbuste mesure 1m de haut par autant de large et il est très rustique (2a ). Son fruit est une drupe résineuse. On met ses feuilles dans le linge pour éloigner les insectes. Les racines portent des nodosités comme celles des légumineuses. Soleil/ Mi-ombre.
Aronia melanocarpa vu en ville. Par Jasmine Kabuya Racine.
Aronie noire (Aronia melanocarpa: cet arbuste rustique de 1 à 2 m de haut par 1,5 m de large, produit des fleurs blanches en mai et juin. S’ensuivent des petits fruits noirs et savoureux appréciés autant par les humains que les oiseaux. Son feuillage rougit puissamment à l’automne. Recommandé pour les bandes riveraines. Soleil.

La chevelure du Sporobolus heterolepsis flattée par le vent. Par Jasmine Kabuya Racine.
Sporobole à glumes inégales (Sporobolus heterolepsis: on aime le look cool et détendu de cette graminée. C’est une jolie fontaine de feuillage fin et long qui devient doré à l’automne. Des fleurs apparaissent en juillet et août et dégagent un subtil parfum de coriandre. Ses dimensions sont modestes, 20 à 60 cm de haut par 60 cm de large. Bien installée, elle tolère les sols secs. Idéale pour la culture en pot et les prairies sauvages. Soleil/Mi-ombre.
En boutons l'Eutrochium maculatum. Par Jasmine Kabuya Racine.
Eupatoire maculée (Eutrochium maculatum: cette majestueuse vivace révèle tous ses charmes à la fin de l’été avec sa floraison rose qui attire les papillons. Haute jusqu’à 1,25m, on la plante en massif dans un sol humide en prenant soin d’ajouter des plantes pour cacher sa base un peu dégarnie. Cette plante médicinale est de culture facile. Soleil/Mi-ombre
Le jaune lumineux de Rudbeckia hirta à la fin de l'été. Par Jasmine Kabuya Racine.
Rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta: il est bon de compter sur la floraison joyeusement jaune de cette vivace de courte durée qui reviendra se ressemer juste ce qu’il faut au jardin. Elle attire les papillons au mois de juillet et août, supporte les sols pauvres et secs. Sa culture en pot ou dans la plate-bande se fait sans chichi. Elle mesure de 30 à 90 cm de haut par 45 cm de large. Soleil/Mi-ombre/Ombre.

Où se les procurer ?
Faites la demande à votre pépinière favorite ou commandez en ligne à celles-ci :

samedi 18 juin 2016

L'effort collectif qui mène au sentier

Je ne suis pas très bavarde ces temps-ci. Je navigue entre la famille, mon jardin et les tâches menues et infinies de la coordination d'un projet dont je n'avais pas prévu la grande envergure... Mais soyez rassuré (surtout mes «mamans»), je survis et même que j'apprends énormément de cette implication citoyenne. Et mon bras droit, mon alter ego, Annie Vallières ainsi qu'un groupe de femmes d'exception sont les raisons pour laquelle je m'en sors si bien!

Je prends quand même le temps de savourer mes espaces extérieurs! Voici un délectacle Iris germanica violet à tendance nocture  que je vois dès que je sors de la maison.Photo par Jasmine Kabuya Racine.
Ce projet, c'est le sentier comestible qui est situé à quelques pas de ma maison. Un sentier qui a débuté par une banale demande à mon conseiller municipale il y a quelques années et qui se retouve maintenant à être un espace comestible créé par une collaboration serrée entre des citoyens, la ville et Arbres Canada! C'est un rêve tout éveillé que je vis!

En pleine action avec mon plus jeune à mes côtés. Photo Audrée Bourdeau,
La phase importante de la plantation a eu lieu le samedi 28 mai dernier. J'en parle dans cet article sur le site des Incroyables comestibles du Suroît. Je peux vous dire ici que j'ai été extrêmement émue de vivre ce moment avec les dizaines de concitoyens venus aider bénévolement!

Remaquez la progression des photos: ma fille sur le terrain vert il y a 5 ans, suivie de la  plantation et finalement mon amie Annie qui marche paisiblement sur le sentier paysagé d'arbres fruitiers et à noix!
Ça vous dirait de venir céléber son inauguration? Alors, mettez le 23 juin 15h à l'agenda. L'école aura fait sonner sa dernière cloche avant les vacances et on convie les jeunes, les familles, les adultes à venir découvrir le sentier en s'amusant (ateliers de semis d'herbes, de mangeoires pour les oiseaux, etc.). Comme toute bonne inauguration, il y aura des dignitaires qui prendront parole (ce sera sympa et bref!). On y plantera un cerisier de Mandchourie, sans oublier de dévoiler le nom du sentier...

Ma collègue Martine a également écrit sur le mouvement des IC et l'ampleur merveilleuse qu'il prend dans notre beau coin de pays. Je vous invite à lire son article et par le fait même à découvrir un blogue d'une fille épatante, engagée à rendre son style de vie plus écologique et par le fait même, à vous donner la piqûre de vous mettre au défi d'adopter des habitudes de vie plus saines!

mardi 24 mai 2016

Bébittes au jardin?

Alors que viennent à peine de se détendre les feuillages d'érable, de lys ou de radis, ils sont là dans l'ombre de la terre ou sous le revers des limbes prêts à manger... Ce sont les insectes ravageurs de nos jardins!
Chenille de la piéride du chou. Excellent camouflage.
Ils sont parfois mignons (oh la belle chenille en pyjama rayé du papillon du céleri) ou carrément ragoûtants (ouach, un amas de chenilles à tente grouillantes!), mais surtout ils nous font travailler plus fort pour préserver nos plantes belles et en santé, pour rne pas dire entières.

Chenillesssss à tente. Dès qu'elles sont plus que 3 à grouiller côté-à-côté, ça me démange.
À ce sujet, je vous invite à lire l'article de Doc Bébitte La vie dans mon jardin- partie 2: les ennemis et partie 2. Elle a le tour de les présenter, les démystifier et de proposer quelques solutions écologiques pour leur dire hasta la vista. Elle le fait avec le trop célèbre hanneton (mieux connu sous vers blancs, ceux qui vous font une pelouse amochée, vous connaissez?) Connaître leurs astuces de camouflage ou de reproduction nous les fait aussi admirer. Un peu.

Puis, comme moi allez ensuite lire l'article La vie dans mon jardin partie 1: les alliés. Faites alors connaissance de vos meilleurs amis jardiniers! Sans aucun salaire de votre part, ils font le ménage des indésirables. Ils s'en délectent avec plaisir (ce que vous ne ferez pas, à moins que...). Et donc les reconnaître vous permet de mieux les apprécier et de les laisser en vie (savez-vous identifier une larve de coccinelle, celle qui peut avaler jusqu'à 600 pucerons en 20 jours?)

Pour ma part, je ne connaissais pas la punaise assassine qui se nourrit de chenilles, d'asticots et de punaises phytophages (qui mangent des végétaux). Je vais tenter de la dénicher chez moi et de lui souhaiter la bienvenue! Si vous avez des vers blancs, c'est le pélécinide adulte que vous allez vénérer.


Mais avant de migrer vers d'autres lectures, je vous demande: quels sont les visiteurs inopportuns de votre jardin et que faites-vous pour vous en débarrasser? Quels insectes alliés avez-vous observés dans vos plates-bandes ou que ferez-vous pour les attirer?
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