29 septembre 2011

Conserver ses graines de tomates favorites

Il y en a eu des délicieuses, des surprenantes, des passables, des juteuses, des sucrées: les tomates sont sûrement les fruits les plus appréciés du jardinier commun nord-américain! Et quand on essaie des nouvelles variétés issues de semences qu'on aura pris soin de sélectionner dans un catalogue (parmi un choix nombreux et alléchant) ou quand on sème des graines offertes par un autre jardinier qui nous raconte à quel point il adorrrre celle-là, il y a des chances pour qu'on s'éprenne de ladite variété à tel point de vouloir conserver ses semences afin de renouer avec la passion.
Tomate 'Matt's Wild Cherry' qui s'est ressemée toute seule. Leur goût est différent, moins savoureux, du semis fait en 2008: peut-être s'agit-il d'un croisement?

À ce sujet, une amie me demandait comment conserver ses semences. Je ne fus pas en mesure de lui répondre sur le coup, mais je me souvenais que chez les copains experts en fruits et légumes rares des Potagers d'antan il y avait un billet sur la chose. C'est donc avec plaisir que je vous y réfère en ajoutant un "mais": oui, il est possible de recueillir ses semences, toutefois si vous êtes comme moi et que vous aimez planter cinq variétés de tomates dans un mètre carré, alors oubliez la pureté des semences! Il se peut fort bien que les graines que vous amassiez d'une tomate que vous avez raffolé se révèle être un croisement entre la tomate voulue et une autre... Il vous faut séparer les variétés d'au moins 7 mètres! Allez, lisez le billet, vous aurez tous les détails sur la conservation des semences des tomates, de même qu'un lien vers un vidéo explicatif.

***
Tomate 'Galina'

Cet été, les tomates cerises jaunes 'Galina' ont encore remporté la palme de la tomate bien-aimée: les premières à mûrir, elles ont un format idéal pour les enfants qui veulent collationner directement au jardin et leur goût, on aura deviné, est sucré et leur chair est délicate.

 Tomate 'Black Cherry'

La 'Black Cherry' fut une belle découverte, malgré que longue à mûrir chez moi; on l'aime pour sa peau brun rouge inusitée et sa tendreté. Aussi, une reine s'est imposée dans le jardin en façade: la 'White Queen' de l'an passé avait éparpillé ses rejetons royaux au sol et moi, au printemps, j'ai permis à un plant venir à maturité. Quelle bonne idée! On aime la grosse tomate blanchâtre à la chair dense idéale pour la cuisson.

 Tomate 'White Queen'

La tomate historique qu'est 'Persimmon' (revoir mon billet sur l'achat des semences 2011) ne fut pas très productive et les fruits ont été dévorés sans qu'ils atteignent leur plein potentiel de succulence. Pour un test de saveur concluant, je me dois de renouveler sa culture l'an prochain.

 Tomate 'Orange Minsk' en mûrissement. 
Graines obtenues gratuitement avec ma commande chez Heritage Harvest Seed.


J'ai particulièrement aimé la variété québécoise 'Forme de Coeur': j'avais planté deux plants dans des bacs et leur port compact sied bien à la culture en espace restreint (voir la photo ci-haut). Le fruit est beau, un peu oblong, et d'un réel rouge tomate lorsque mûr. Un des plants a fourni quelques tomates que nous avons vite achevées, tandis que le second porte une récolte prometteuse de fruits toujours verts.
Tomate 'Forme de Coeur'

Vous avez des variétés de tomates coup de coeur? Révélez-les-nous ici!


Photos par Jasmine Kabuya Racine. Tous droits réservés.

16 septembre 2011

Avant l'horticulture, l'agriculture

D'où provient l'horticulture? 

De l'agriculture, bien sûr! Avant d'accéder à la pratique de cet art du jardin, il fallait maîtriser l'art de se nourrir, l'art de tirer profit de la nourriture de la terre. 

Aujourd'hui, l'horticulture a des visages multiples. Elle peut ressembler à ce pétunia aux pétales noirs nouvellement hybridé qui ajoutera cette touche particulière à une potée fleurie d'une maison d'un quartier huppé. L'horticulture peut apparaître aussi dans cette betterave au feuillage pourpre qui embellit un parterre et cache sous terre sa racine comestible pour le plaisir du gourmet.

À mon humble avis, l'horticulture doit être ce mariage entre le beau et le bon. Bien sûr, dans mon jardin, il y a de ces plantes horticoles qui ne sont bonnes que pour mes yeux ou mon nez. Mais de plus en plus, je penche vers ce besoin de cultiver du bon pour mon palais, pour ma santé, de jardiner pour la substance. Le défi alimentaire qui se pose aujourd'hui avec cette menace toujours plus pesante des multinationales alimentaires, de connivence avec les épiceries, qui mettent de côté les produits bruts (contournez-vous vous aussi les allées centrales de votre épicerie remplies de boissons sucrées, de biscuits fades suremballés et de bouchées de viandes assaisonnées qui sont loin de nous nourrir?) nous oblige à réfléchir à comment s'alimenter. La réponse, je crois, commence en avant de notre porte, autour de notre maison, bref, dans notre jardin.
Un voisin a fait le tour du jardin un matin et je lui ai pointé les diverses plantes potagères. Il fut impressionné de constater que ces plantes étaient aussi bien dissimulées dans l'aménagement paysager; de la rue le passant ne se doute pas de l'abondance des plantes comestibles dans les plates-bandes!
Et une vague se soulève. Celle de cultiver ses plantes potagères oui, mais surtout de les cultiver partout. Que ce soit sur un balcon, dans un pot, sur le toit, à l'envers, en façade, en rangées, à l'intérieur, un petit peu, immensément, passionnément. Je crois sincèrement comme plusieurs que nous nous devons de cultiver un peu de notre nourriture avec les moyens qui sont à notre disposition.
Laitues en pots

Si vous habitez la région métropolitaine et voulez que l'agriculture en milieu urbain soit mis de l'avant, signez la charte citoyenne montréalaise en agriculture urbaine que vous trouverez ici mise en lien sur le site d'Ismaël Hautecoeur, un acteur dévoué à la cause depuis plusieurs années ou allez directement sur le site du CRAPAUD (collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable) et profitez-en pour en apprendre un peu plus sur comment devenir un acteur du mouvement. Et puis où que nous soyons dans la province, donnons-nous le défi de planter de plus en plus de ces belles choses bonnes pour nous.
 Fleur de carotte

Règle 62: Cultivez un potager si vous avez l'espace sinon cultivez-le dans une balconnière.
Y-a-t-il un lien entre l'action de cultiver votre nourriture et la restauration de votre relation avec la nourriture et votre façon de l'ingérer? Évidemment. De prendre part aux processus complexes et sans cesse intéressants qui mènent à vous sustenter est sûrement la façon la plus efficace d'échapper à la culture du fast food et des valeurs qui l'accompagnent: c'est-à-dire que la nourriture devrait apparaître rapidement, n'être pas chère et facile à obtenir; que la nourriture est un produit d'industrie et non pas de la nature; que la nourriture est un carburant plutôt qu'une forme de communion avec d'autres gens, et avec d'autres espèces, avec la nature. À un autre niveau, vous mangerez ce que produira votre jardin, ce qui signifie des produits les plus frais et les plus nutritifs qui soient; vous vous maintiendrez en forme en jardinant (et être dehors, loin de votre écran); vous économiserez de l'argent (selon l'Association nationale du jardinage, soixante-dix dollars investis dans un potager vous feront récolter une nourriture d'une valeur de six cents dollars) et vous serez alors évidemment enclin à suivre la prochaine règle (NDT: qui est de cuisiner!)

Food Rules: An eater's manual, Michael Pollan, 2009.
Traduction libre par Jasmine Kabuya Racine.
Livre disponible aussi en français (ici).
D'autres règles inoubliables pour se nourrir sainement (en anglais): ici.

11 septembre 2011

Des cigares aux herbes


La période des récoltes au Québec est un moment exaltant où l'exubérance des produits frais et locaux nous donne envie s'empiffrer de tomates charnues et chaudes de soleil et où l'on trouve naturel de voir en un poivron rouge une beauté écarlate qui ne demande qu'à être croquée au plus coupant.


Cet été, je pourrais dire que nous avons eu accès à un nouveau monde: des récoltes différentes du passé, avec les haricots violets, les poivrons rouges, l'ail et les oignons, nous ont donné la piqûre pour en cultiver en plus grande quantité et en essayer encore des nouvelles espèces l'an prochain. Nous ne nous faisons pas d'illusion quant à l'autonomie réelle de notre garde-manger que l'on pourrait avoir si on cultivait tout notre terrain; nous ne croyons pas parvenir à nourrir cinq bouches qu'avec nos récoltes! Toutefois, il est aussi plaisant de savourer ce qu'on a cultivé chèrement que de faire une grimace à la laitue romaine à 79 sous et à la poignée de bette à cardes à 3 dollars à l'épicerie parce que nous on en a déjà qui pousse chez nous!

Malgré tout, je rêve du jour où je pourrais faire des tonnes de conserves (avec aisance comme Manon entourée de sa marmaille) et ce, à partir de nos propres cultures. Quand j'y pense, je l'ai déjà fait l'an passé avec un ketchup aux tomates vertes (allez voir la recette ici, c'est l'un des meilleurs ketchups que j'ai goûté et qui permet de réchapper des fruits verts qui ne viendront pas à maturité à la fin de l'été). Pour l'instant, nous mettons nos récoltes surtout dans notre bouche ou je les congèle parce que... c'est simple!

D'ailleurs, voici une façon de conserver vos fines herbes que j'ai trouvé sur le net récemment (voir ici) et que j'ai appliquée parce que je trouvais ça ingénieux (et facile pour le parent bien occupé que je suis): le cigare aux herbes!

La technique s'applique bien avec la sauge et le persil.  Après avoir cueilli votre herbe, retirer les tiges. 


Bien rincer les feuilles à l'eau froide et les assécher à fond (pour éviter le brunissement). Ensuite, entasser les feuilles au fond d'un sac de congélation, puis les rouler en un cigare serré de façon à enlever l'air. 

Bien fermer en mettant un élastique à chaque extrémité. Identifier. Congeler. Au besoin, trancher un morceau du cigare pour le potage, la sauce ou le mijoté. Vive l'été capturé ainsi!


Tiens, ça m'intéresse!

2010 6 commandements abattage abeille abeilles achat achat en ligne achillée acidanthera agriculture biologique agriculture urbaine agriculture urbaine. agroforesterie ail ail congelé ail des bois air aisselles Allium amarante amélanches aménagement aménagement comestible Aménagement paysager amendement An Inconvenient Thruth ancestral anciens ancolie André Bouchard anémone monarque aneth animaux annuelle annuelles annuelles comestibles applications arboretum arboriculteurs arbre Arbres Arbres Canada arbres fruitiers arbuste arbustes architecture de paysage arroche article asclepiade assemblée nationale atelier ateliers athyrium auteur auteure automne avant-après azalée bac bacs balade banane basilic beauté bébelles bégonias bénévolat bénévole bettervaes beurre de karité bibliothèque bilan 2009 bisannuel bisanuelle bizarrerie bleuets blogue blogueur bois noir bois. bordure botanique bottes bouquet de fleurs bourdon bouturage boutures branches branches. Brésil bromélicaées bûches buissonnante bulbe bulbes bulbes automne bulbes printaniers café calendulas campagne Canada canna cannas carottes carton caryer causerie célastre centaurée céonomiser céphalanthe cephalanthus cerfeuil Châteauguay chêne chênes chenille Chicago choix chou cimicifuge ciné citation citoyens classiques clématite cloner coccinelle coléus colibri collations collecteur d'eau commande compost compostage compostage industriel composter concombres concours concours. conférence conservation contenants coquelicot coquelicots coquille d'oeuf coriandre cosmétique naturel cosmétiques non toxiques couche froide Coup de pouce coupe coupe-bordure courge couvre-sol créativité critique Crivert Crivert. crocosmia croissance cueillette cuisine cuisiner culture cultures D.I.Y. sagesse daphné David Suzuki débutant décès déchet déchets décoration démarche dentée déodorant design de jardin designers de jardins dessin Di Stasio dianthus disco soupe don eaux de pluie eaux de ruissellement échange école écologie. Edith Smeesters élaguage élagueur énergie enfant Enfants engrais entretien érable est été étêtage événement façade Facebook famille favorites femmes fermeture du jardin fertilisant fertilité du sol Festival international de Métis fête feuillage feuilles feuilles lustrées feuilles mortes feuillet figure film fils électriques fines herbes fleur d'ail Fleurbec fleuristerie fleurs fleurs plantes jardins Flora Ubana floraison flore flore laurentienne Floride folioles fongicide foresterie urbaine forêt forêt. érablière forêt. micocoulier framboises Frédéric Back frêne frimas fruits gadgets gaffe Garant Gardens Illustrated gazon gel géranium germination germinations gestion de l'eau Gille Clément gingko Gisèle Lamoureux givre glaïeul Google gouttière graines grainetiers graminée graminées grenouilles grimpant guide guide du potager urbain haricots hémérocalles herbacées herbe à puce héritage histoire hiver horticulture huffington pots huiles essentielles hydrangée hysope hysope. identifications inauguration incroyables comestibles inégale insecte Insectes internet iris ironie jardin jardin botanique jardin. jardinage jardins Jardins de Métis JBM jeunes josée landry Jouer dehors julienne des dames jury kale Kim Thúy knautia La Bienvenue laideur laitues lancement lasagne le petit mas lectrice légumes ligulaire Lili Michaud limonade lisse livre livres lobélie. Louise Chèvrefils lumière maackia magazine maison Marabout marcottage marcotter Marie Selby Botanical garden Marie-Victorin marketing martin-pêcheur matière organique mauvaises herbes mélisse melon messicole Michael Pollan michel beauchamp micropousses mobilier de jardin mode de vie moisson en fleurs molène monarque mousses moutarde muguet multiplication murs végétalisés myrica Nancy J. Ondra narcisses nature naturel neige Noël noix nom commun nom latin noms vernaculaires nouveautés novembre odeur oeillet oiseaux omafra ombragé onagre. orchidées ouest outil outils paillis pak choi palmiers papillon parc des îles de Saint-Timothée Parc Jean-Drapeau parc régional Beauharnois-Salaberry parfum parfums Paris partage partie 1 partie 2 passion Patrice Fortier patrimoine peinture pelouse pépinière périlla permaculture permis persil petits fruits pétunia petunia exserta petunia multifida pétunias peuplier phacélie photo photographes photos phytophage pierres piments pin suisse pissenlit pivoines planifier plantation Plantcatching plante indigène plante potagère planter plantes plantes comestibles plantes d'intérieur plantes indigènes plantes médicinales plantes potagères plantes riveraines plantes sauvages plantes tropicales plate-bande plate-bande bouleau plate-bandes pluie poires poirier pois poivron pollinisateurs pommes pommier potager potées pots poudre d'hormone pratique pré fleuri prés primulas printemps prix pro procédé produits profil projet provisions prunes purin Québec racines rampante rare râteau ravageurs recette récolte reconnaître récupération rembourreur renaturalisation ressources rhododendron rhubarbe roches romarin rosiers rouge rudbeckie ruelle verte Salaberry-de-Valleyfield salade sauge saule scientifiques semence semences semi-ombragé semis sentier sentier comestible sentier Gisèle-Guérin-Rémillard serre shiso site sites société des plantes sol sec soleil sondage soucis styles substrat systèmes tâches taille taxi technique teigne du poireau terrarium terre terreau thym tiarelle tirage tomate tomate blanche tomates tondeuse topinambour tournesol Toxicodendron radicans transpiration transplanter trèfle trucs Trucs maison tubercules tulipes tulipier Ulmer urbainculteurs Valleyfield variétés du patrimoine vente vermicompostage vers verveine verveine citronnelle vesse-de-loup vidéo ville visite vivace vivaces Vivaces grimpantes vocabulaire voyage wollypocket
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
L'auteur de ce site écrit pour son plaisir avec toute la rigueur possible. Dans ce sens, elle ne saurait prétendre que ses conseils sont les meilleurs. Notez donc que l'auteur n'est donc pas responsable des résultats négatifs suite à des conseils offerts ici.

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner