30 mars 2011

Murs végétalisés... pas facile!

Dans son dernier billet, Roger Latour revient sur un projet déchu de mur végétal. En effet, quoique le concept semble allumer les consciences vertes et "in", il ne semble pas facile à concrétiser! Voyez par vous-même dans l'article...

Ça m'a fait penser aux panneaux végétalisés de la maison solaire écoologique, près de la Biosphère au parc Jean-Drapeau. J'avoue ne pas savoir les détails du projet. Tout ce que je sais, c'est que les panneaux sont peu attirants. Qu'est-ce qui fait défaut: est-ce le choix des plantes, le substrat l'irrigation, l'entretien?


 Photos prises par Jasmine Kabuya Racine, le 2 mai 2010.

En tout cas, cette vision n'est certainement pas pour encourager les gens à adopter le concept!

Qui viendra sauver ce projet???

28 mars 2011

Participez à un concours lancé par Potagers d'antan

Je vous invite à participer à un petit concours très facile sur le site de Potagers d'antan. Vous pourriez gagnez un sachet de semences, peu importe où vous habitez!
 Graines de concombre. Image tirée du site Potagers d'antan.

Et puis ça vous donne l'occasion de découvrir leur site qui est fort intéressant à consulter.

Bonne chance!

26 mars 2011

Semis d'espoir

C'est le printemps certes, mais c'est l'hiver encore dans l'air du temps, dans le vent froid qui nous crispe et dans le décor terreux où des amas de neige dure subsistent.

Je dirais que c'est à cette période que l'espoir du jardinier est le plus mince, mais il tient toujours grâce à son imagination tenace. Il imagine tenir une poignée de terre se défaire entre ses doigts, sa texture fraiche réveiller en lui l'idée de la fertilité qui sera bientôt retransmise aux végétaux qui  l'entourent, lesquels s'épanouiront progressivement  jusqu'à recréer cet environnement verdoyant toujours aussi étonnant.

Une chroniqueuse horticole de la revue Canadian Gardening écrivait à peu près dans ces mots que l'hiver qui s'étire nous fait l'effet d'une visite appréciée à son arrivée, mais qui finit par nous agacer quand sa présence se fait trop longue. Je crois bien que ce soit le cas ici...

***


Lundi le 21 mars, je démarrais ma première série de semis intérieur: poivrons, piments, camomille allemande, basilic de Gênes, pétunia, tabac sylvestre, verveine hastée et gillénia trifoliée (je réessaye ces deux dernières puisque l'an passé j'avais manqué mon coup). Et aussi quelques boutures de plantes que j'avais rentrées à l'automne, c'est-à-dire un géranium à la floraison rouge-rose et un Plectrantrus argenteus. La première plante à lever fut la camomille seulement deux jours suivant le semis! Juste cette minuscule verdure suffit à donner l'espoir d'un hiver qui nous quittera sous peu pour de bon...

23 mars 2011

Pour les fous des pivoines!

La Pivoinerie d'Aoust a mis récemment en ligne son catalogue 2011. Le consulter, c'est se donner (ou se redonner) la piqûre pour cette fleur magnifique cultivée depuis des siècles.

Le catalogue, ici
Paeonia 'Garden Peace'. Image tirée du site de la Pivoinerie d'Aoust.

21 mars 2011

Célébrons le printemps!

Voici les photos et les textes que des lectrices et lecteurs du blogue m'ont fait parvenir afin de nous mettre dans l'ambiance du printemps (voir l'invitation)! D'ailleurs, je remercie chacun de vous pour votre participation à cette célébration. Que s'ouvre la saison où "les gens sortent de terre"!
Note: les textes apparaissent selon l'ordre d'arrivée dans ma boîte de courriel...

Le printemps vu par...

Dominique Platon, dit La Fourmi 
Jardinière des montagnes
France, Les Pyrénées
Sur tous les blogs français, ce n'est que fleurs ou promesses de fleurs. Je suis la seule jardinière qui n'a pour ainsi dire rien. Mes premiers crocus et perce neige, trop courageux, ont aussitôt été recouverts de grand blanc. Je t'envoie quelques photos de mai 2010 qui a été une super épreuve pour mon jardin et mes nerfs. Tout a bien fini en juin, mais j'ai eu peur. Admire le piège à neige pour sauver mon plus beau pied de pivoines: comme ça a bien fonctionné, j'ai éparpillé tout mon salon de jardin à l'automne, afin de protéger du poids de la neige un aucuba, un hortensia, un laurier sauce, etc... Mon jardin fait très désordonné, mais tant pis!

Le printemps est un bonheur, j'adore voir la nature se réveiller. Je n'aimerais pas vivre dans un pays sans saisons. Mais c'est aussi, quand on habite en montagne, une sacrée épreuve. Cette fichue neige nous revient sans prévenir, et parfois beaucoup trop tard, quand tout a trop poussé.


Joyeux mélange de photos d'aujourd'hui et de l'an dernier.

Tout commence par la chute de milliers de faînes. Puis, au fil des mois, les bogues continuent à tomber sur la neige. En mars, en se penchant un peu, on voit que l'humidité de l'hiver a fait son travail: ça germe. Et en avril, la forêt se couvre de bébés aux feuilles très épaisses, et de presque autant de tout petits qui ont déjà un an et des feuilles comme les grands.


Pour finir, en mai, la forêt devient une cathédrale de verdure d'une couleur éclatante (hélas pas de photos). C'est une sensation extraordinaire. Parce que, dans la forêt en pente, on a des visions incroyables quand on regarde vers le haut sous la voûte.

Bon printemps!


Suzanne St-Jacques
Horticultrice, ornithologue, photographe, aquarelliste, philatéliste et blogueuse
Québec, Montréal
Dans le nord, à mon chalet, l'appel du printemps se fait plus tardivement, mais quand il arrive, comme partout ailleurs, quel spectacle !


Voici une photo de mon rhododendron P.J.M. pris le 7 mai 2010


Manon
Campagno-banlieusarde de la 3e couronne de Montréal, passionnée de conserves, mère de 4 enfants et blogueuse


Voici une photo de mon prunier prise jeudi le 17 mars 2011...
Malgré la neige, la vie se prépare :)




Roger Latour 
Photographe, naturaliste urbain, artiste visuel et blogueur
Québec, Montréal

Je veux du sirop d'amélanchier!

Les écailles ciliés des bourgeons et les yeux cernés au-dessous: l'amélanchier sort lentement du sommeil.

La lumière encore hésite et tremble dans le fond de l'air encore frais. Au parc Lafontaine, les pieds sur la croûte bien dure de la neige, je viens voir comment se portent les amélanchiers du Théâtre de Verdure. L'écorce est curieusement chaude au toucher et les bourgeons ont gonflé depuis la dernière fois… nous savons tous ce que cela veut dire, n'est-ce pas?


Le printemps nous donnera la belle vie, même s'il traîne un peu des pieds… Les amélanchiers seront bientôt fleuris, un spectacle magnifique ici. Comme c'est fermé pas grand monde en profite! Mon bonheur sera alors presque parfait… presque. Il faudrait que ces beaux arbres nous donnent aussi un peu de sirop d'érable! Là ce serait vraiment le printemps parfait! Le génie génétique ne s'occupe vraiment pas des choses importantes!


Francine Brière
Passionnée de nature, d'horticulture et de peinture. Également blogueuse.
Québec, Terrebonne 

Des crocus, les premières fleurs à fleurir chez moi au printemps.  Je les attends avec impatience.




Jasmine Kabuya Racine

J'aurais pu sortir de mes archives des photos de narcisses, de crocus, de primevères. Ou de lilas, de fleurs d'érables argentés, de pulmonaires. Mais à bien y penser, ce qui évoque réellement le printemps pour moi depuis que je suis petite c'est la vision des premières fleurs dorées des pissenlits!


Ayant grandi en ville, pour la plupart du temps dans des appartements sans jardin, les seules fleurs à pousser avec volonté et spontanéité près de chez moi étaient ces joyeuses fleurs qu'on s'amusait à cueillir. Le printemps à mes yeux c'est la bouille sympathique de ces inflorescences jaunes sans prétention. Je pense que mes enfants également les aiment bien...


Joyeux printemps à tous et merci encore à ceux et celles qui ont généreusement partagé leur vision du printemps!

16 mars 2011

Une invitation à célébrer le printemps

Chère lectrice, 
Cher lecteur,

Le 20 mars nous célébrerons le printemps. Pour certains, ce printemps sera déjà tangible, pour d'autres seule la date sera une réalité! Pour nous mettre dans l'ambiance de cette saison magnifique, j'ai pensé vous inviter à fêter virtuellement en nous rassasiant des yeux de photos représentant le printemps dans votre jardin ou dans votre voisinage. Choisissez une ou deux photos prises par les années passées (ou cette année si vous avez déjà la chance de voir des pousses et des fleurs!), photos qui vous émeuvent et qui nous donneront envie de vivre la fébrilité printanière.

Narcissus 'Precocious', le 25 avril 2010. Par Jasmine Kabuya Racine

Consultez mon profil afin d'y trouver mon adresse courriel. À partir du 20 mars, je mettrai en ligne les photos envoyées ainsi que les noms des auteurs. D'ailleurs, j'encourage les lecteurs du blogue dont je ne connais pas l'existence à participer sans gêne (oui, oui lectrice ou lecteur discret du blogue, cela me ferait vraiment plaisir de vous connaître à cette occasion!)

J'attends de vos nouvelles!

09 mars 2011

The Botany of Desire: le délice historique de la pomme

En novembre passé, je vous avais parlé de cet ouvrage reçu pour ma fête par mon homme, The Botany of Desire, écrit par Michael Pollan, un auteur américain que j'admire beaucoup pour son intelligence et la justesse de son propos sur le monde végétal et les relations que nous entretenons avec lui.

Ayant achevé le premier chapitre hier (j'avoue que j'étire souvent la lecture de livres malgré leur aptitude à m'accrocher!), je voulais vous en faire un résumé. Si j'attends d'avoir lu les quatre chapitres avant de vous en entretenir, je le ferai dans un an! Toutefois, j'insiste: le livre est extrêmement intéressant et si vous lisez l'anglais, procurez-vous-le, car il ne peut que vous passionner également.

Ainsi, Pollan nous présente dans son introduction les raisons qui  l'ont mené à présenter ces quatre plantes domestiquées par l'homme que sont la pomme, la tulipe, la marijuana et la pomme de terre. Il décrit l'humain comme un "bumblebee" (bourdon) qui depuis l'avènement de l'agriculture, à l'instar de l'insecte, dissémine les gènes de plantes spécifiques qui comblent ses besoins de nourriture, d'ivresse, de beauté et d'intoxication. Toutefois, Pollan va au-delà cette conception en se questionnant sur l'objet réel qui est domestiqué dans cette relation humain-plante: est-ce l'humain qui a domestiqué la plante ou la plante qui a domestiqué l'humain?

Excellente question! Et si nous étions "utilisés" par certaines plantes afin qu'elles se propagent, conquièrent de nouveaux mondes, s'endurcissent par nos manipulations volontaires ou non? Si cela s'avère exact, avons-nous surestimé notre rôle dans cette relation? Dans tous les cas, les deux protagonistes entretiennent une relation qui leur est bénéfique et qui est fascinante à étudier.

Dans le premier chapitre sur la pomme (Malus domestica), ce fruit que nous cultivons depuis des siècles pour notre désir de douceur (l'auteur emploie le mot  sweetness, mot qui a beaucoup évolué depuis la fin des années 1800, passant de "qualité de ce qui procure aux sens un plaisir délicat" (Le Petit Robert) à une représentation sucrée abondamment consommée par notre société dont la forme simple se réduit souvent au sucre raffiné...), Pollan nous transporte dans une Amérique du 19e à la recherche de cette douceur pour contrer l'aridité de la vie. À travers l'histoire d'un personnage mythique,  John Chapman, dit Johnny Appleseed, ce missionnaire mi-sauvage qui a incontestablement contribué à la propagation de la pomme en Amérique, on apprend l'importance du cidre tiré du fruit pour les colons. On apprend également les origines surprenantes du Malus: l'espèce M. sieversii est le parent de tous ces pommiers domestiqués et provient de forêts du Kazakhstan, que la route de la soie jadis sillonnait.

 Malus sierversii au Kazakhstan. Photo tirée du site de Cornell University.

Avec Pollan, nous marchons dans le muséal verger de la  New York State Agricultural Experiment Station, à travers tous ces pommiers américains étranges de goût et de nom qui ont connu leur gloire dans le siècle passé. Ces individus sont aujourd'hui éclipsés par les quelques variétés de pommes (Macintosh, Red Delicious, Golden Delicious, Granny Smith, etc.) que nous cultivons mondialement. Variétés qui sont fragilisées par leur génétique stagnante (les hybrideurs utilisent toujours ces mêmes variétés alors qu'il en existe plus de 2500!). Ce musée maintient donc en vie des végétaux historiques, mais également des individus qui sauveront peut-être les pommes commerciales de leur fragilité face à leurs prédateurs, insectes et champignons, qui font en sorte qu'on doive utiliser un arsenal de pesticides à leur endroit.

Un livre à lire? Certainement!

La fameuse Red Delicious. Elle a une histoire passionnante, mais son omniprésence sur les étals et sa "surdomestication" en ont fait une pomme, à mon humble avis, des plus tristes à croquer. Photo tirée du site de A Life of Apples.


Par Jasmine Kabuya Racine
Je suis au jardin

04 mars 2011

01 mars 2011

Il est temps de ranimer les bégonias tubéreux!

Voici quelque chose de nouveau pour moi, la culture des bégonias tubéreux (Begonia x tuberhybrida). L'été passé une amie m'avait fait le don d'une potée de bégonias délaissée après un événement; les fleurs étaient dans les jolies teintes de jaune doré, d'orangé et de saumon. J'avoue n'avoir jamais été tentée d'acheter cette plante en jardinerie, mais suite à mon expérience, j'ai reconsidéré ce végétal. Il faut dire qu'il y a peu d'annuelles qui fournissent un beau feuillage et une élégante floraison colorée dans les endroits semi-ombragés du jardin. 

Le fameux bégonia qui pousse dans un bac 
entre des tomates et de la bette à carde jaune.

L'automne passé, j'ai donc déterré les tubercules avant les gels afin de les entreposer. Je l'ai fait un peu vite, sans lire la marche à suivre idéale. En lisant un court article du Jardin botanique de Montréal, j'ai constaté que j'aurais dû laissé un peu de terre autour de ceux-ci pour les deux premiers mois pour prévenir la pourriture. Malgré cette erreur, je crois que mes tubercules ont survécu.

Il est donc intéressant de savoir comment (bien) faire revivre vos tubercules de bégonias, je vous invite donc à lire l'article proposé si vous êtes amateur comme moi!

***

Le monde des bégonias est assez vaste, merci! Un article récent dans le numéro de mars de la revue Fleurs Plantes Jardins propose quelques beaux cultivars à intégrer chez soi. J'ai un faible pour ceux aux feuillages verts et argentés, comme le Begonia rex 'Gryphon', une exceptionnelle 2011. Pour en savoir un peu plus sur cette grande et complexe famille, il existe une association américaine dédiée à la connaissance du genre (American Begonia Society) et leur site est une belle mine d'informations.

Begonia rex 'Gryphon'. Image tirée du site Les Serres Frank Zyromski.

Tiens, ça m'intéresse!

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