Vous voulez plus d'arbustes au jardin? Marcottez-les!

Vous connaissez sans aucun doute la plante-araignée (Chlorophytum). Cette sympathique plante qui habite nos maisons produit des bébés au bout de longues tiges. Pour la multiplier, on peut donc mettre un bébé en contact avec du terreau, l'arroser régulièrement et attendre patiemment qu'il prenne s'enracine. Cette technique de multiplication a un gros avantage, celui de vous assurer le succès presque à 100%. Pourquoi? Parce que les jeunes plants produisent leurs racines avant d'être séparés de la plante mère, contrairement au bouturage.
Les azalées sont d'excellentes candidates pour le marcottage.
Que diriez-vous de tenter l'expérience avec certains de vos arbustes favoris? Cette fois-ci on fera enraciner une tige entaillée ou légèrement meurtrie, mais toujours rattachée à la plante mère, en la mettant en contact avec le sol. La technique n'est pas nouvelle: nos ancêtres l'utilisaient pour reproduire des clones de fruitiers ou d'arbustes rares à faible coût. Remettons-la au goût du jour!

Les meilleurs candidats
Ce ne sont pas tous les arbustes qui se prêtent au jeu du marcottage. On doit préférer les arbustes aux branches souples comme le rhododendron, l'azalée, le deutzia, le forsythia, le chèvrefeuille, la bruyère, la clématite et certains arbustes fruitiers comme le groseillier et l'aronie.
Clématites
Pour ma part, je teste la technique cet automne avec une azalée et un diervillé chèvrefeuille. Je pourrais donc créer des massifs intéressants avec le temps.

À quel moment?
C'est présentement l'automne et nous sommes dans une bonne période pour réaliser le marcottage avec des arbustes au feuillage caduc (qui chute à l'automne). Si l'arbuste choisi à un feuillage persistant, on peut également le faire au printemps.

Marcotter en 7 étapes + en images

Tout d'abord, voici le matériel requis:
  • une fourche ou une pelle bêche
  • un couteau ou un sécateur propre
  • de la tourbe (mousse de sphaigne)
  • du sable horticole
  • un crochet en métal galvanisé
  • un bout de bois (petit tuteur)
  • une ficelle ou une attache pour les végétaux
  • de l'eau
  1. Ameublir le sol autour de l'arbuste choisi comme plante mère. Attention au système racinaire!
  2. Choisir une tige de l'année souple qui n'a pas fleuri et l'abaisser au sol. De l'extrémité au point qui touche le sol, il devrait y avoir de 20 à 30 cm de longueur. En bas du point, on retire les feuilles et branches secondaires.
  3. À l'endroit qui touche le sol (le point), faire une entaille peu profonde ou tordre la branche. Cela favorisera la production de radicelles.
  4. Là où le point sera enterré, creuser un trou de 7 à 10 cm et le remplir partiellement d'un mélange de tourbe (1/2) et de sable (1/2). 
  5. Abaisser la tige dans le trou là où est l'entaille. Maintenir la tige par un crochet en métal.
  6. Tuteurer l'extrémité et remplir le trou de terre.
  7. Bien arroser immédiatement et maintenir toujours le sol humide jusqu'à l'enracinement complet.

Combien de temps attendre?
Dans la plupart des cas, il faut attendre jusqu'à un an afin que la tige prenne racine. Parfois plus selon les espèces. Pour vérifier si la plante est prête à être séparée, on gratte délicatement autour de la tige: si plusieurs petites racines se sont formées, la marcotte peut être sevrée. Il suffit alors de prendre une bonne motte de terre autour de celle-ci et de la transplanter où désirer.

Amusez-vous!

Source
Encyclopédie du jardinage au Québec et au Canada, Publications Modus Vivendi, 2015 (p.262 et 263)


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