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Les Incroyables Comestibles du Québec, le film

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C'est au cours de l'été dernier que Michel Beauchamp (celui derrière le potager urbain en façade à Drummondville) a entrepris d'interviewer quelques Québécoises et Québécois initiateurs de jardins potagers dans la mouvance des Incroyables Comestibles  (IC) . Il en a résulté un beau vidéo dévoilant la variété de lieux, d'idées et d'interactions que provoque la création d'espaces dédiés à la culture potagère dans un esprit communautaire. Je suis bien heureuse que Michel m'ait approchée pour faire partie du film en présentant le potager de l'école primaire de mon quartier. Juste à revoir les bacs débordant de verdure et me remémorer les belles rencontres, ça me donne l'impulsion pour continuer cette implication. «Nourriture à partager». N'est-ce pas merveilleux de lire ceci en cette époque axée sur la richesse individuelle? Photo par Jasmine Kabuya Racine. Photo par Jasmine Kabuya Racine. Comme nous a écrit son réalisateur en parl...

Sang-dragon, Tabac-du-diable et Gratte-cul

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Dans son dernier article , Horticulture Indigo met en lumière un aspect de notre folklore, celui du répertoire des noms populaires de nos plantes sauvages. La lecture de la courte liste de ces vocables permet d'imaginer que selon le cas les ancêtres savaient emprunter aux Amérindiens ou à l'histoire des mots évocateurs, qu'ils étaient attentifs aux attributs physiologiques des plantes et qu'ils étaient pourquoi pas, un brin fantasques! Celle-là on l'appelle entre autres herbe à dinde, herbe à dindon, herbe à la coupure, herbe au charpentier, saigne-nez, sourcil de vénus et finalement, achillée millefeuille ( Achillea millefolium ). Moi, je ne connaissais que le premier et les deux derniers noms! Photo par Jasmine Kabuya Racine. Faites-vous partie de ceux et celles qui ont peu recours aux noms communs des plantes pour les désigner? Personnellement, je me suis toujours sentie plus à l'aise avec le français et le latin, surtout avec ce dernier qui ne fait...

Je refais surface

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Après un mois d'absence, me revoilà après une période tumultueuse. Vous pensez sûrement à la période des Fêtes, qui représente un moment exaltant (pour les enfants) et bien souvent éreintant (pour les grands)! Pruche du canada ( Tsuga canadensis 'Gentsch White').  Par Jasmine Kabuya Racine. Toutefois, mon mutisme a été principalement causé par des problèmes liés à mon site (j'en parle de façon succincte sur la page ici ). J'ai atteint un summum de problème lorsque m'ayant plaint à Google du vol du contenu de mon site, ceux-ci ont fait l'erreur de supprimer  ce site! Du 19 décembre jusqu'à hier matin www.jesuisaujardin.ca était dans un trou noir. Vous imaginez tout le désarroi que j'ai pu vivre! Heureusement, justice a été rendue. Malgré tout, le site malveillant qui utilise mon ancien nom de domaine continue d'exister et nuit évidemment à mon identité et à mon travail en apportant la confusion chez mes lecteurs. La bataille n...

Laisser son enfant jouer avec sa nourriture

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Qui se cache à l'intérieur? Photo par Jasmine Kabuya Racine. Il y a quelques jours, j'ai surpris quelques haricots jaunes dehors. Non, ils n'étaient pas tendres et savoureux, mais plutôt secs et d'une couleur peu appétissante! Mis de côté sur le comptoir de la cuisine, mon plus jeune les a remarqués et s'est mis à les palper. Froush, froush, froush! Hop, hop! Deux, trois graines au tégument blanc et doux tombent devant lui. Il n'en faut pas plus pour qu'il trouve l'activité plaisante. Je lui propose un bol afin qu'il y dépose ses trouvailles et voilà que j'ai un travailleur concentré qui à son insu prépare les récoltes qu'il mangera l'été prochain... Graine de haricot jaune grimpant 'Neckargold' ( Phaseolus vulgaris ). Par Jasmine Kabuya Racine. Et vous, quelles semences avez-vous conservées de votre jardin cet automne?

La nature passe du dehors au dedans

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Décorer sa maison avec des touches d'éléments provenant de la nature est quelque chose de très tendance. Au-delà de l'action de faire ce qui est à la mode, exposer dans son cocon des assemblages d'éléments naturels ou tout simplement mettre en valeur une branche, des noix, des feuilles ou les fruits  secs d'herbacées permet de donner de la chaleur à son environnement spécialement durant la saison froide. J'ajouterai même que l'élaboration ou la simple disposition des ces éléments nous rapprochent de la nature dans sa diversité: poser son regard, toucher, explorer les formes, les textures, reconnaître les odeurs de ces matières naturelles est en soi une expérience pour nos sens. Les exposer chez soi nous permet de ressentir des détails qui n'auraient pas été appréciés autrement. Les glands de chênes récoltés par les enfants en promenade dans un parc. Ils  ont aimé manipuler ces noix et les faire tourner comme des toupies! Photo par Jasmine Kabuya Ra...

Cinq choses à ne pas faire à l'automne

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Feuille d'érable dans la sauge. Photo par Jasmine Kabuya Racine. 1. Penser que le gel n'arrivera pas Il y a des rêveurs, comme moi, qui constatent que l'automne est présent, mais qui s'accrochent aux quelques degrés et s'imaginent qu'il en sera ainsi pour encore bien des jours. Non! Le premier gel de l'automne arrivera très bientôt (s'il n'a pas déjà eu lieu) emportant avec lui le persil italien qui était si magnifique et vous fera courir pour planter les derniers bulbes, spécialement ceux de l'ail. Il fait beau? Il ne faut pas relâcher et faire le maximum de tâches avant que le froid glacial ne gâte le plaisir de travailler dehors. Cette année, le ginkgo n'a pas vu arriver le premier gel! Une seule nuit froide a suffi pour le dénuder sans que son feuillage n'ait pris la couleur dorée qui lui va si bien à l'automne. Photo par Jasmine Kabuya Racine. 2. Se dire qu'il n'y a plus rien à voir au jardin Faux. À ses d...

Des vedettes qui passent inaperçues

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Il y a toutes sortes de bonnes raisons d'adopter la flore indigène. Pour moi, l'une des raisons qui prime avant toutes les autres, c'est la façon qu'elles ont de me faire sentir chez moi. J'ai en tête ce moment où déboussolée d'un frais retour d'Australie, j'ai vu par la fenêtre du train qui me ramenait à ma ville natale des verges d'or. La vue de ces belles têtes dorées a été ma première ancre: elles faisaient partie du paysage de ma mémoire. Semblable fait vécu: cela faisait des semaines que depuis l'État de la Géorgie mon conjoint marchait vers le Maine sur le Sentier des Appalaches , quand il vit enfin son premier bouleau. Ah! Jamais il n'aurait pensé que la vision de cet arbre le ferait instantanément sentir près de chez lui. Ce sentiment ne vous est probablement pas étranger. Je crois avoir bien identifié cette verge d'or qui croissait dans un sous-bois dans le parc régional des îles de Saint-Timothée. Il s'agirait de l...