23 septembre 2009

Rougir de plaisir




J'attendais ce jour depuis longtemps : les piments gorria (dit d'Espelette) rougissent enfin ! Ils sont nombreux sur les deux plants que j'ai mis dans un bac sur le côté Ouest de la maison : une bonne vingtaine de piments verts gros et petits. Sur ce lot, trois rougissent réellement. J'avais peur que le froid s'installe et que les piments ne devinrent jamais cramoisi ! Ouf, cela n'arrivera pas...


Bientôt, je pourrais les cueillir, les enfiler sur un fil, les faire sécher et hum !, les saupoudrer partout partout sur nos plats !

Informations sur les Piments:
Graines récoltées par une amie (Montréal) et semées le 13 mars 2009 à l'intérieur. Apparition des premières feuilles le 8 avril, les premières fleurs surgissent autour du 15 juillet, les fruits pointent de la mi-juillet jusqu'à aujourd'hui et les premiers piments rougissent autour du 23 septembre. Au total un bon 210 jours pour voir les fruits commencer à mûrir.

Détails sur la mutiplication des piments (et poivrons)

  1. Prévoyez le semis 12 à 9 semaines avant la date prévue de transplantation (habituellement, une dizaine après la dernière date prévue de gel). Plus la zone de rusticité de notre région est basse, plus on sème tôt!
  2. Semez à 1 cm de profondeur 2 graines par petit contenant (style petit pot de yogourt récupéré et perforé) dans un terreau à semis. Couvrir d'un plastique ou d'un dôme.
  3. Déposez les contenants près d'une source de chaleur: les graines aiment des températures entre 27 et 30 degrés Celcius pour germer.
  4. Lorsque les premières vraies feuillent sont bien visibles, transplantez les plantules les plus vigoureuses dans un terreau de croissance. Deux ou trois jours avant, on aura pris de pincer les cotylédons (les premières feuilles qui sont apparues et qui ne ressemblent pas aux vraies feuilles de piment). Ainsi à la transplantation, on enterre juste un peu la tige jusqu'au niveau de l'espace laissé par les cotylédons.
  5. Si vous vivez dans une région à saison courte, repiquez de nouveau vos plants, et ce 21 jours avant leur transplantation finale au jardin. Optez pour de pots d'une douzaine de cm de diamètre.
  6. Endurcissez les plants quelques jours avant qu'ils soient plantés, c'est-à-dire faites-leur connaître un peu la brise et la mi-ombre du monde extérieur! 
  7. Deux jours avant la plantation finale, pincez les deux feuilles du bas: vous allez enterrez la tige jusqu'à cet endroit. 
Photo : Bac à l'Ouest d'où débordent les Plectranthus argenteus, capucines 'Empress of India', Piments d'Espelette et où monte la Cobea scandens.


22 septembre 2009

Il pleut

Juste le fait de l'écrire, fait du bien ! Le sol craquelait à certains endroits du jardin, la pelouse jadis verte durant l'été, avait jauni là où le trèfle n'a pas mis encore racines. Les plantes récemment plantées disent youpi et moi je dis, c'est l'automne et c'est bon de voir le jardin encore fleurir dans le décor qui jaunit et rougit tranquillement (ci-contre, Diervillea lonicera)

***
La pluie donne le goût de popoter. Quelques idées de cuisine inspirées du jardin ?

-Une pâte brisée aux herbes de Ricardo. La recette est facile, délicieuse et rehausse toute quiche ordinaire. Dans la mienne : thym, romarin et persil plat.

- Une pizza maison aux basilic et tomates fraîches de votre choix. Hacher finement une grosse poignée de basilic, mettre dans un bol, couvrir d'huile d'olive et ajouter une pincée de sel. Mélanger. Étendre le pesto sur un tortillas ou un pita. Déposer de fines tranches de tomates sur le pesto et saupoudrer des petits morceaux d'oignon caramélisés. Recouvrir d'un peu beaucoup de votre fromage préféré (ou de vos fromages préférés...). Cuire au four à 400 degrés jusqu'à ce que le fromage fasse des bulles, que la croûte soit dorée et que vos glandes salivaires soient en delirium tremens.

21 septembre 2009

Planter un arbre à la mode de chez nous


Nous avons un nouveau résident depuis samedi ; un joli Ginkgo biloba qui remplace notre érable (Acer platanoides 'Crimson King') qui se mourrait. Il a fallu quelques heures et quelques litres de sueur à mon homme pour abattre le prédécesseur avec la scie à chaîne. Une fois l'arbre abattu, on a constaté le vide : même malade, on doit avouer que l'érable remplissait l'espace !


À quelques pieds de la souche, nous avons planté le jeune remplaçant. Au fond du trou, nous avons jeté de bonnes pelletées de notre compost maison ( yé !), disposé l'arbre afin que son collet arrive à la même hauteur que le sol existant, rempli le trou de bonne terre, compacté le tout avec le pied et avons terminé en faisant un "beigne" pour mieux accumuler l'eau pour les première semaines. Si les vents lui sont défavorables, nous allons considérer la pose d'un tuteur. Pour l'instant, l'arbre supporte bien les brises, qui sans lui nuire, l'inciteront plutôt à produire des racines pour les contrer.

Planter un arbre, c'est sérieux ! Disons, qu'on choisit son emplacement avec rigueur et on espère ne pas s'être trompé ! Cela est sérieux également parce qu'on plante un être vivant magnifique, qui possède de la prestance et qui nous survivra, espérons-nous. Un jour, d'autres propriétaires admireront l'arbre jadis planté par un couple heureux et leur diront merci, tout comme je remercie souvent le premier propriétaire de notre maison qui était un amoureux des ligneux et qui a planté sur le terrain pas moins d'une dizaine d'arbres qui nous apportent intimité, oiseaux, ombrage, murmures et bonheur.

14 septembre 2009

Il y a des bons coups et des moins bons coups...

Ah, je ne suis pas fière de moi !

Je pourrais vous parler que de mes bons succès (ça serait bon pour mon égo) mais ce ne serait pas la vraie vie ! Je ne suis pas fière de moi parce que j'ai fait une erreur importante, qui par chance n'est pas dramatique, mais qui réveille en moi la bête en quête de perfection.

Je raconte.

Notre terrain en façade possède deux arbres plantés par le premier propriétaire (1979). Ces deux arbres semblent sur notre terrain, toutefois ce n'est pas notre cas. Ils sont sur l'emprise de la ville. Habituellement, cette emprise mesure une dizaine de pieds de la rue en allant vers la résidence. Si la ville doit faire des travaux, elle a le droit de tout faucher sans vous demandez votre avis ! En contrepartie, tout arbre planté sur cette portion de terrain est une possession de la ville et celle-ci à le devoir de l'entretenir.
Des deux arbres que nous avons, un érable rouge (Acer platanoides 'Crimson King') se meure. Il a perdu la moitié de ses feuilles et malgré les tailles de nettoyage que nous lui avons fait, pensant l'aider à recouvrer la santé, l'arbre dépérit sous nos yeux. Bientôt, il disparaîtra et sera remplacé par un Ginkgo biloba que nous avons choisi pour son port altier, ses feuilles en forme de petits éventails qui tournent au jaune doré à l'automne et pour sa résistance au bombes nucléaires (!).

Ça faisait un petit bout que je n'avais pas sorti le plan d'aménagement et j'étais si sûre que les arbres de la façade étaient sur notre terrain. Hier, nous sortons le certificat de localisation, le plan et nous réalisons (et moi je me souviens) que l'emprise de la Ville ne fait pas 10 pieds mais bien 18 pieds !!!! Les deux arbres appartiennent à la Ville et nous devrons déplacer l'amélanchier planté au printemps (ouf, une chance qu'il est petit, mais quand même, ça fait deux fois qu'on le déplace) et réviser la position de notre Ginkgo.

Bref, je suis un cordonnier mal chaussé et j'ai bien eu ma leçon : toujours, toujours faire un plan....et l'utiliser !!!!

***
Pour obtenir l'information sur les règlements de plantation d'arbres, j'ai du écrire à l'Unité d'urbanisme et des permis de Salaberry-de-Valleyfield. La commis à l'inspection a été très efficace et m'a répondu immédiatement. Elle m'a écrit avec franchise que rare sont les gens qui s'informent de la réglementation avant de planter un arbre. Je me demande pourquoi: est-ce parce que les gens ne plantent pas d'arbres (et croyez-moi, il en manque par ici) ou est-ce parce qu'il y a une absence d'information et les gens ne s'inquiète pas de savoir si leur arbre est sur le terrain ou celui de la ville ? Dans tous les cas, je pense que la ville aurait du boulot à faire pour informer les gens des règlements (sur le site de la ville, entre autre) et surtout faire la promotion de la plantation d'arbres, pardi !

10 septembre 2009

Une visite au Parc

Samedi passé, j'ai pris le temps de faire un petit tour au Parc Jean-Drapeau, mon lieu de travail quand je ne suis pas en congé de maternité !

Dans un billet du mois de juin, je parlais de ma mission d'aménagement d'une immense plate-bande garnies d'annuelles et du défi qu'elle avait été pour moi. Je suis donc allée voir si la plate-bande en 3D était à la hauteur des idées que j'avais posées sur papier.
Je dois dire d'abord un gros merci à la gang qui a su bien planter et entretenir (on oublie souvent cette partie pourtant essentielle !) cette fameuse plate-bande. Je devais m'attendre à ce que certaines plantes que j'avais proposées soient changées puisque parfois il arrive que certains végétaux soient indisponibles. Les piments 'Black Pearl' furent remplacés par des Hibiscus au feuillage pourpre et les héliotropium mauves par ceux aux fleurs blanches teintés de mauve. J'avoue que j'aurais aimé voir la totalité de mes choix dans la plate-bande, mais le résultat est quand même réussi. Petite déception : l'été pluvieux a fait en sorte que les Stipa Tenuissima n'étaient pas des plus volumineux. Belle surprise: les bacs qui regorgeaient du fenouil 'Bronze' avec les outils bleus étaient très beaux. Les petits "arbustes" qu'on voit, ce sont les Kochia scoparia; s'ils sont laissés tard à l'automne, leur feuillage devraient tourner au rouge vif . Finalement, les Salvia patens 'Blue Angel' étaient sidérantes : quel bleu profond ! J'achète cette annuelle pour mon jardin l'an prochain...
En somme, j'ai bien aimé. Il demeure que je ne fut pas éblouie par le résultat. Mon design cherchait à jouer avec les différents bleus et mauves pour créer des vagues qui seraient brisées par la texture douce du Stipa et ponctuées des colonnes formées par les Kochias. Je n'ai pas ressenti cet effet en regardant la plate-bande...
Après avoir réfléchi sur la chose, je dirais que la forme ronde et bien plane de cette plate-bande demande qu'on joue beaucoup plus avec les hauteurs; de très grands végétaux sont nécessaires pour capter le regard. Par chance, qu'il y a la pyramide de bacs qui est là pour donner du volume ! Aussi, le fait que la plate-bande soit séparée du chemin par un îlot de gazon tient à distance l'observateur : être loin des plantes me chicote. J'aime voir de près les végétaux. Si j'avais pu, j'aurais fait un chemin en travers de la plate-bande pour inciter les gens à venir frôler les feuillage et humer les héliotropes !

Mais non, le défi était tel qu'il était !

***
Je fus surprise de voir (enfin) le Pavillon de la Jamaïque rénové et entouré d'un joli jardin aux allures résolument modernes avec les graminées en rang et les plates-bandes rectangulaires. Les tables et bancs extérieurs sont également modernes et le choix du bois rehausse leur simplicité. À visiter.


***
Je termine ce billet en levant mon chapeau à la gang d'horticulteurs de la saison 2009 : Bravo pour avoir revitaliser le jardin de l'Ontario et entretenu les magnifiques Floralies. Je ne suis pas allée sur l'île Sainte-Hélène, mais je suis persuadée que le résultat est identique: les jardins sont entretenus avec toute la passion qui réside en chacun de vous. Félicitations encore !





09 septembre 2009

De l'ail, s'il-vous-plaît !


Une lectrice de mon blogue m'a demandé récemment où pouvait-elle se procurer des bulbes d'ail à planter cet automne. Étant moi aussi une future acheteuse d'ail pour mon jardin, je suis allée fouiner sur le net pour vous et j'ai pu faire une jolie récolte d'infos !

Je suis tombée sur le site très intéressant de Manon Collard, qui réfère les curieux sur l'ail à la page d'André Grenier, "Tout sur l'ail". Ce fut une lecture très intéressante, voici ce que j'en retiens :

- Il y a l'ail à collet mou (qu'on retrouve souvent en épicerie et qui est cultivé sous les climats doux) et l'ail à collet dur (voir onglet "Mes notes sur l'ail"). Il semblerait que les deux se plantent bien au Québec.

- On peut choisir de planter son ail à l'automne, juste avant que le sol ne gèle (du début à la mi-novembre dans la région métropolitaine). La récolte s'effectuera 9 mois plus tard, c'est-à-dire à la mi-juillet. Si on plante l'ail au printemps, je crois que sa récolte suivra de quelque peu celle de l'ail planté à l'automne.

- On plante les gousses d'ail à environ 4 à 6 pouces de distance et à 6 à 8 pouces de profondeur. On peut ajouter un paillis si on habite un région très froide, mais SEULEMENT après le premier gel pour éviter que la chaleur ne fasse germer l'ail. On devra dans ce cas retirer tôt au printemps le paillis afin que l'ail ne pousse sous celui-ci.

-Attention, si l'ail n'est pas récolté il peut devenir envahissant !

- Ne pas planter l'ail mou acheté à l'épicerie. N'acheter que d'un producteur local ou d'une source sûre ( j'ai trouvé de l'ail bio chez Vesey's, achat en ligne). On n'a qu'à acheter de l'ail qu'une fois dans sa vie : on récolte une partie et replante l'autre partie.

Ce n'est qu'un aperçu de l'information qu'on retrouve sur le site de Manon Collard et je vous invite fortement à aller lire le tout, c'est hautement instructif (ail éléphant, conservation de l'ail, tressage de l'ail et beaucoup de belles photos claires).

Évidemment, je vous reviendrai aussi avec ma culture de l'ail. J'ai bien hâte de m'y lancer et d'y goûter !

Image tirée de Wikipédia.

Note ajoutée en septembre 2012: Je vous invite à lire ma capsule expliquant la culture de l'ail dur publiée dans le magazine Coup de pouce d'octobre 2012. Retrouvez le magazine à votre bibliothèque publique!

Mes autres billets sur l'ail:
- J'ai planté mon ail 
- Pas m'ail fière
- Fleurs d'ail, du jardin à l'assiette 

08 septembre 2009

Tomates à l'envers: la finale

Je dois avouer que l'histoire des tomates à l'envers cultivées par Alain a su captiver de nombreux jardiniers ! Voici enfin les résultats d'expériences : à en croire notre ami, ceci n'est que le début de la fin.

" De premier abord, la tige principale à bien tenu par rapport au poids des fruits, c'est vrai que les fruits n'étaient pas très gros. Pour l'année prochaine, je vais réfléchir à un système d'arrosage automatique des pieds car en observant les photos, les feuilles ont souffert d'un manque d'eau durant mes vacances. Les tomates furent bonnes au goût peut-être un peu farineuse mais je crois que cela provient d'un manque d'eau."

Et voici ce que cela donne en photos.
Il faut en déduire que le système est pratique dans le cas où les tomates ne demandent pas de tuteurage. Toutefois, l'approvisionnement en eau doit être plus constant. Un plus gros pot pourrait aider (plus de terreau) en plus d'un système d'irrigation?

***


De mon côté, j'ai eu des tomates retombantes d'une autre façon : celles plantées dans les bacs sur le patio ont débordées jusqu'en bas au sol...J'ai également eu des tomates "grimpantes": les tomates en pot près du mur de la maison (photos) se sont jointes au plant de fruit de la passion (qui malheureusement n'a pas fleuri cet été...) pour aller toucher le toit !!! Franchement, les tomates cerises étaient très ambitieuses! Dans les deux situations, bacs et pots, ce sont dans ces emplacements que les tomates ont le mieux performé comparativement à celles cultivées en pleine terre.
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03 septembre 2009

Semis de vivaces



Septembre est là, c'est donc le temps de démarrer certains semis de vivaces à l'extérieur. Comme je ne me creuse pas trop le ciboulot pour cela, je n'ai fait que saupoudrer la majorité des graines sur un coin de sol bien indiqué (avec des languettes de stores chacune décorée d'un nom latin), j'ai gratté avec ma binette et j'ai arrosé. En espérant qu'une majorité de semences sortira de terre !

J'avais acheté les graines chez Gardens North (voir mon billet) en avril passé. De cet achat, voici celles que j'ai semées au jardin le 30 août dernier.

- Digitalis ferruginea : Bisanuelle ou vivace à vie courte qui devrait prendre 2 semaines et moins pour germer. À maturité, la hampe florale atteint 1,20 m et produit des fleurs en trompette brun doré veiné de brun rouge. Aime un climat frais, à la mi-ombre et un sol humifère. Devrait se ressemer spontanément. Voir la photo de la fleur dans le billet proposé ci-haut.

- Digitalis X mertonensis : Vivace rustique issue de l'hybridation de Digitalis grandiflora et D. purpurea. La plante mesure 90 cm de haut par 30 cm de large et forme une rosette de feuilles duveteuses. Les fleurs sont tubulaires roses à saumon. On recommande de diviser après la floraison. Zone 4 à 9.

- Aquilegia vulgaris: Ancolie provenant d'Europe pouvant atteindre 1 m de haut par 45 cm de large. Elle est la mère de plusieurs hybrides, dont la 'Nora Barlow'. Aime les situations ensoleillées à mi-ombragées, protégées du vent. La fleur bleue s'épanouit à la fin du printemps au début de l'été. Se ressème.

- Verbascum bombyciferum : Grande vivace pouvant atteindre 1,80 m de haut. Originaire de l'Asie Mineure, cette fabuleuse bisannuelle présente des feuilles de velours argenté et des fleurs dorées rassemblées sur des épis terminaux. Semer en sol bien drainé (la plante déteste avoir les pieds dans l'eau) au soleil ou à la mi-ombre.

- Campanula rotundifolia : petite vivace commune dans tout l'Hémisphère nord tempéré. Produit des clochettes bleu lilas durant l'été et forme des feuilles arrondies regroupées en rosette. Zone 3 à 9. Graines germent à la pleine lumière.

Les plantes présentées s'adressent toutes au jardinier amateur: elles sont faciles à semer et à entretenir. Toutefois, il faut s'assurer que les semis ne manquent pas d'eau. Je vous reviendrai prochainement sur la levée des semis...

***

À venir dans de futurs billets :

- Les graminées: mes achats et recommandations
- Conseils pour faire la cueillette de ses graines

Tiens, ça m'intéresse!

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