La balade

Du bureau, je regarde mon terrain et... l'inspiration à son sujet ne me vient guère! Je pourrais quand même vous dire que je n'ai pas su tondre toutes nos feuilles pour cause de manque de temps et de journées ensoleillées. Je pourrais vous dire aussi que j'ai planté une partie des bulbes (narcisses, tulipes, anémones et ail) en début novembre; l'autre partie est une commande (faite sur le tard, je le concède) en attente et chaque jour, je me dis "Ouf! le sol n'est pas encore gelé,  mais demain... " Enfin, je pourrais aussi raconter que j'aurais aimé avoir un double de moi pour faire toutes les choses que je voulais faire au jardin cet automne comme le désherbage, le découpage des plates-bandes, etc.

Bref, on dirait que l'automne m'a trouvée à la fois un brin paresseuse et trop occupée! Mais pour une fois, je suis indulgente avec moi. Non, je ne me fouetterai pas de ces phrases qu'on aime tant se servir contre soi: "T'aurais donc dû le faire!". Non, je regarde plutôt le dehors et je me dis que le printemps saura me réveiller et m'exalter pour faire de moi une jardinière travaillante. Et même encore là, il faudra quand même que je prenne le temps d'accoucher!


Alors, de quoi parler dans ce billet? De cette petite balade faite avec mon amoureux sur cette île des Frères dans le Parc régional des îles de Saint-Timothée. Novembre ayant dénudé la forêt, tout objet aux couleurs voyantes ou aux contours découpés est fascinant. Voyez le fruit rouge et surtout les capsules orangés du célastre (Celastrus scandens) comme ils sont jolis, de vrais bijoux. Son nom commun est toutefois moins avenant: bourreau des arbres. Il a une forte tendance (pour ne pas dire l'habitude) d'enrouler ses tiges d'abord grêles autour des branches des jeunes arbres pour ensuite grimper et s'épaissir avec l'âge. Quelques années plus tard, son hôte étouffera de son étreinte un peu trop solide. Si vous aimez le risque (!) cultivez la plante pour ses fruits qui égayeront votre décor hivernal extérieur. On choisit alors l'indigène  (un plant femelle pour avoir les fruits) ou les variétés horticoles 'Autumn Revolution' ou 'Diane and Hercules': la première possède des fleurs hermaphrodites et des fruits dont la grosseur est le double de l'indigène, tandis que la seconde a les fleurs mâles et femelles (monoïque) sur le même plant.


Outre le fruit d'un bourreau, nous avons découvert une belle roche moussue! Le vert des bryophytes éclate au milieu du tapis de feuilles terne. 

 

Pour terminer, voici la silhouette étrange et terrifiante d'un micocoulier (Celtis occidentalis) sûrement centenaire. C'est un "frère" de l'orme d'Amérique: ils sont tous deux membres de la famille des ulmacées. On voit que le micocoulier possède un peu la tête en forme de parapluie si caractéristique de l'orme. 

Si vous aimez observer la nature et plus particulièrement les arbres, je vous suggère de lire le dernier article de Marie-Fleurette Beaudoin dans le Fleurs Plantes Jardins; elle y décrit les écorces des arbres indigènes d'une manière si poétique qu'elle nous donne le goût d'aller se perdre en forêt immense pour tous les rencontrer!



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