La fin de la sécheresse

Alors que juin faisait son frais, que juillet et août se plaisaient à jouer au yoyo avec les températures et les précipitations, septembre et octobre en son début nous auront étonnés. Peu de gens s'attendaient à fracasser des records de chaleur à ces périodes de l'année et à regretter l'absence de pluie.
Mercredi dans mon patelin, enfin la pluie abondante a détendu la terre ultra sèche, a redonné un petit coup fouet aux pelouses stressées et a offert un regain d'énergie à la végétation qui faisait dans la mollesse. Ça faisait trois semaines qu'on avait pas eu une vraie pluie!

Durant cette période, j'ai maintes fois irrigué les quelques plantes potagères qui produisaient encore comme le basilic, les choux frisés, les aubergines, les courgettes et les tomates. L'eau de mes déshumidificateurs a été mis à profit dans les plates-bandes : cette eau ne devrait pas s'en aller à l'usine pour être traiter, mais plutôt servir à arroser. Qu'en pensez-vous?

J'ai pu aussi compter sur un nouvel allié au jardin: le système d"irrigation goutte-à-goutte! J'ai eu l'opportunité de tester le système Micro-Drips, dont j'ai justement parlé dans une entrevue avec Thomas Asselin que vous pouvez lire ici. Le modèle obtenu était le Kit de départ pour plantes en pots que j'ai sélectionné justement pour arroser ma dizaine de pots de tous formats alignés contre le mur sud-ouest de la maison. 

Je me confesse : après sa réception par la poste, j'ai tardé à l'installer parce que bien occupée, mais aussi parce qu'en ouvrant la boîte la vue des petites pièces me mettait à plat. Un jour d'août m'injectant une bonne dose de motivation, j'ai tout déballé et j'ai même invité mon garçon de 8 ans à le faire avec moi. Il a adoré!

Vraiment, il n'y avait aucune frousse à avoir. C'est extrêmement simple à installer. Le système de connexion entre les tuyaux «Quick and Easy» porte bien son nom (voir la photo ci-contre). Si mon garçon pouvait faire le branchement, imaginez un adulte!
MicroDrips est le seul revendeur de Gardena, laquelle est réputée pour la qualité et la durabilité de ses produits. En manipulant les pièces, on le constate: les matériaux sont solides et bien faits. J'ai particulièrement aimé avoir le choix entre 2 type de goutteurs, dont l'un réglable, que je sélectionnais selon la grosseur du pot. 

Avant l'installation, j'ai fait un plan tel que suggéré dans leur article « Comment planifier un système de micro-irrigation », mais je ne l'ai pas utilisé sur le terrain puisque ça ne s'y prêtait pas finalement. J'ai installé en moins d'une heure un circuit pour 7 gros et moyens pots et une petite plate-bande où pousse une vigne. À la toute fin, il me restait encore un bon bout de tuyau et des goutteurs. 

Le prix suggéré pour le kit essayé est de 125, 99$ (il y a une promotion jusqu'au 15 octobre 2017: MicroDrips est le seul revendeur en ligne en Amérique du Nord!). Ce n'est pas un petit achat, mais on nous assure que le produit dure longtemps. De plus, j'ai constaté que c'était vraiment économique et précis comme arrosage, un atout en agriculture urbaine. Plusieurs plantes potagères cultivées en contenants comme les tomates et les aubergines, requièrent un arrosage continu et le système goutte-à-goutte est le système idéal pour l'assurer. Surtout s'il est annexé d'une minuterie d'arrosage et d'un pluviomètre électronique. Bonjour la détente.

Ainsi, les derniers jours chauds j'ai aimé tourner le robinet et voir les pots se faire arroser, sans effort et sans excès d'eau. Dans mon cas, une minuterie serait idéal, car j'avais une petite tendance à oublier de refermer!

La micro-irrigation, ce n'est pas seulement pour les pots, c'est aussi pour les planches de cultures. Voyez le jardin potager du Pavillon de l'Ile Saint-Bernard à Châteauguay qui a justement eu recours à ce type d'irrigation cet été. 
Alors que la conservation de l'eau est de plus en plus valorisée au Québec, la manière de l'utiliser au jardin est justement davantage interrogée. L'utilisation de l'eau potable à outrance ou l'arrosage par aspersion sans considération (comme arroser la pelouse ET l'asphalte en même temps) devront être révisé. Je vois bien la micro-irrigation se tailler une place enviable aux rayons des actions écologiques!
Vanesse des chardons ou Belle-dame sur une verveine de Buenos aires cultivée en pot.

Commentaires

  1. Bonjour Jasmine. Je viens par chance de trouver votre blog et de m'y promener en cherchant des solutions pour mes hibiscus (j'erre de site en site, ne trouvant pas de bonne piste). Peut-être connaissez-vous la réponse à mon problème? J'ai trois hibiscus dans mon jardin (à Dorval) et cette année deux d'entre eux sont mal en point. J'ai dû en couper un mais il y en a un qui survit tant bien que mal et que j'aimerais tailler. Il me semble que maintenant serait un bon moment mais le peu d'informations que je trouve parle de février/mars, alors qu'ils sont sous la neige. Qu'en pensez-vous?
    Merci!

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    1. Bonjour Mariepierre! Tout d'abord, merci d'arrêter chez nous : vous êtes à la bonne place pour poser votre question. Vous parlez donc de l'hibiscus vivace, dit aussi ketmie. C'est une plante qui aime le soleil et les sols humides: ajoutez-lui justement du compost avant l'hiver. Aussi, on recommande de le pailler à l'automne. Ainsi taillez-le dès maintenant ou jusqu'à la fin octobre puis, ajoutez des feuilles mortes pour le protéger. Je vous souhaite qu'il survive et fleurisse l'an prochain. Au plaisir!

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